fév 28
Son
By D-JiA
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Choisir son séquenceur musical

Choisir son séquenceur musical

Difficulté : Intermédiaire

Temps estimé : 30 minutes

Première rubrique d’un grand dossier à  venir, on commencera dans un premier temps par poser les bases techniques et fondamentales pour pouvoir réaliser des compositions solides. Nous nous initierons petit à  petit aux vocabulaires et à  la logique qui s’y impose. N’ayez donc pas peur de ne pas tout comprendre au début !

D-JIA (Nicolas Giannuzzi), compositeur et Sound Designer inaugure ce dossier en vous conseillant sur le séquenceur musical le mieux adapté à  vos besoins.

Pour la plupart nous utilisons les logiciels que notre entourage nous conseille, pourtant ce n’est pas toujours la bonne solution. Choisir son séquenceur n’est pas facile. Avec du recul, j’ai pu constaté que c’est un peu comme appartenir à  un groupe, comme choisir un style de musique où on est à  l’aise. A chacun son niveau et à  chacun son séquenceur et sa personnalité. L’utilisation que nous en faisons est très différente selon les personnes. Certains vont préférer se focaliser sur la création musicale et confier le travail technique. Et d’autres vont préférer être plus technique et pourquoi pas les deux ?! C’est par cette problématique que nous ferons le tri pour bien choisir son séquenceur.

I/ Vers un balbutiement du concept : les séquenceurs matériels

A/ Présentation de l`ARP SEQUENCER (1976), culture et histoire


Pour illustrer le concept des séquenceurs matériels nous allons nous appuyer sur l`ARP sequencer. Vous pouvez l`expérimenter avec la démo du VSTi ARP 2600 V d`Arturia. Cela vous permettra de mieux comprendre et peut-être de trouver de futurs inspirations musicales.

ARP était une ancienne société américaine vendant à  l`époque le très célèbre synthétiseur ARP 2600. L`ARP séquencer étant l’un de ses modules additionnels, il pouvait enchaîner des notes sans clavier. Mais quel pouvait bien être son utilité ? Permettre à  l`instrument de jouer sans musiciens ? Tout à  fait.

A cet époque l`automation* n`existait pas réellement (sur console de mixage et synthétiseur) et il était donc très difficile de gérer un enregistrement et un mixage studio. Pour combler ce manque, des petites astuces ont vu le jour comme par exemple nos fameux séquenceurs matériels pouvant contrôler ainsi n`importe quelle fonction d’un synthétiseur (filtre, oscillateur, notes …) sans interventions permanentes. Vous pouvez voir un exemple sur cette vidéo de démonstration :Voir la vidéo

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L`automation consiste à  paramétrer des changements de réglages pendant la lecture.

B/ Philosophie et utilisation

Un séquenceur sert à  créer des séquences, c`est à  dire qu`il est capable de mémoriser puis de rejouer des instructions. Si on règle le séquenceur sur la fréquences des notes cela créera une petite mélodie de manière cyclique.

Attention, volontairement le son est fort.

Voyons maintenant cette machine de plus près. Nous allons étudier la partie en bleu car pour comprendre l’essence et la philosophie des séquenceurs logiciels, et tout particulièrement celle de Fruity Loops, il est intéressant d`avoir en tête les quelques notions ci-dessous.

Pour rester simple, il y a deux éléments importants : la hauteur de la note qui est gérer ici par les tirettes verticales bleues et blanches et la durée de la note représentée par les points rouges en bas qui défilent en fonction du temps. Chaque point rouge représente une note jouée. Par conséquent, l’ensemble des points rouges représentent notre boucle mélodique. Il y a donc un rapport entre le temps et les notes.

On peut rapprocher ce procédé aux arpégiateurs* et aux groove machine*. Des séquenceurs matériels modernes existent comme l’ORB Sequencer et le Doepfer Dark Time qui permettent d’autres possibilités d’éditions.

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L`arpégiateur permet de créer une série de notes émises successivement et qui formeraient un accord si elles étaient jouées simultanément.
Les groove machine permettent de créer un rythme avec des sons de batteries (grosse caisse, caisse claire, toms, charley …), on peut aussi y trouver des sons synthétiques.

II/ L`arrivé de l`informatique : les premiers séquenceurs logiciels

A/ Les premiers séquenceurs logiciels piliers, histoire et ergonomie

L`arrivé de l`informatique a permis très rapidement l`évolution de la communication entre les machines. Des logiciels tels que Cubase ou Logic contrôlaient les synthétiseurs comme faisais les séquenceurs matériels.

Cubase 1.0 (1989):

On peut voir une interface de « piano roll », aujourd’hui très classique mais redoutablement efficace. Tout comme l’ARP SEQUENCER, la hauteur de la note est gérée verticalement et le déroulement du temps est disposé horizontalement. On a une édition très précise de chaque caractéristique, comme la longueur de la note ou la puissance de la frappe. Les rectangles affichés sont des informations mémorisées qui seront envoyées dans le synthétiseur. Par la suite ces signaux seront analysés et exécutés par ce dernier .

Logic 1.5 (1993) :

En haut à  gauche on peut voir les célèbres outils d’éditions tels que les ciseaux, le rectangle de sélection ou encore la gomme. Juste en haut se trouve la barre de contrôle permettant le retour en arrière, en avant, la lecture et l’enregistrement. Ces quelques fonctions sont très basiques et sont fondamentales dans les séquenceurs logiciels actuels. La notion de « multipiste » se retrouvent ici avec la possibilité d’empiler des informations verticalement pour que l’ordinateur puisse gérer plusieurs instruments à  la fois, c’est un peu comme un chef d’orchestres et ses musiciens.

B/ Avantages face aux séquenceurs matériels

Les avantages sont nombreux, force est de constater qu’aujourd’hui la musique se fait de plus en plus par l’intermédiaire d’un ordinateur. Nous utilisons donc de plus en plus des séquenceurs logiciels au délaissement des hardwares*. Dans un premier temps, le facteur du prix est un avantage considérable car pour quelques euros voire même gratuitement nous pouvons gérer un réseau pour communiquer entre les machines. Ensuite, le côté pratique puisqu’un ordinateur est généralement moins fragile et demande moins d’entretien.

Par ailleurs, c’est une technologie en constante évolution avec un moyen de création plus rapide et efficace. On a aussi la possibilité sur certains séquenceurs logiciels d’enregistrer de l’audio et de l’éditer.

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Hardware est un mot anglais qui fait parti du vocabulaire très utilisé dans la musique assistée par ordinateur, cela signifie une machine matériel donc palpable, réel.

III/ Aujourd`hui la guerre des séquenceurs logiciels, toujours à  la pointe de la modernité

A/ Présentation des séquenceurs les plus connus et utilisés

Pro Tools d`Avid :

Pro Tools est très certainement le séquenceur logiciel le plus populaire, se trouvant dans quasiment tous les studios de musique professionnel il est devenu un modèle du genre. Il est l’un des grands incontournables à  savoir utiliser car il est reconnu depuis longtemps avec son ergonomie efficace et sa précision dans l’édition audio. De plus, la nouvelle version 9 libère enfin de la fameuse contrainte d’utiliser obligatoirement un matériel Digidesign/Avid/M-Audio. Il est donc à  tester pour toutes les personnes cherchant un séquenceur.

Samplitude de Magix :

Samplitude est un séquenceur unique. Grâce à  l’expérience et aux années de maturité, de nombreux concepts ont pu être mis en avant. Par exemple la possibilité d’appliquer des effets destructifs et non destructifs et son « objet audio » : chaque sample audio possède son éditeur permettant ainsi de modifier le son, cela peut être un bon moyen de réaliser des loops*. Très complet, on peut aisément travailler une partition, un mixage*, un mastering* et même la création d’un CD/DVD.

___________________________________________________________

Les loops sont des boucles sonores qui peuvent se répéter à  l’infinie.
Le mixage consiste à  mélanger un certain nombre de sources sonores différentes pour parvenir à  un résultat harmonisé.
Le mastering sert à  rendre homogène toutes les chansons dans un album.

Record/Reason de Propellerhead :

Séquenceur très apprécié mais détesté pour d’autres, sa principale force (qui est aussi sa faiblesse) est le fait qu’il ne marche qu’en autarcie. On ne peut pas envoyer d’informations (c’est pourtant l’essence même d’un séquenceur …) et on ne peut pas enregistrer d’instruments externes (seulement dans sa version « Record », mais cela reste tout de même assez limité). Il ne gère pas non plus de plug-in d’effets et d’instruments virtuels. Il est par conséquent très stable et peu gourmand comparé à  ses concurrents. L’éditeur MIDI* n’est pas très évolué et reste très simple, pas toujours pratique mais accessible pour tout le monde. Connu pour être utilisé par de nombreux producteurs et DJ, il est efficace pour développer ses idées et peut être un bon ami pour s’initier dans le monde de la synthèse sonore. Ne comptez surtout pas réaliser un mixage ou un mastering professionnel, il n’est pas du tout dédié à  cela.

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MIDI (Musical Instrument Digital Interface) est un protocole de communication qui permet l`échange de données entre les instruments de musique électronique.

Fruity Loops d` Image Line :

Très utilisé, c’est un logiciel populaire exploité pour la création de musiques en majorité « électronique ». Malgré une interface pas toujours très intuitive, il reste rapide pour créer une base musicale solide. Allant à  l’essentiel, la console de mixage est efficace. Il possède un grand nombre d’effets et d’instruments virtuels intéressants (synthèse additif, soustractif, FM), dommage que la qualité sonore ne soit pas à  la hauteur. A cause de son look un peu extraverti et de sa complexité à  réaliser des tâches simples avec de l’audio, il reste un logiciel seulement utilisé par des amateurs et des passionnés.

Cubase/Nuendo de Steinberg :

Grand nom parmi les séquenceurs, il reste un logiciel très conseillé et utilisé surtout en Europe. Maître dans la gestion du MIDI, il est tout aussi efficace dans l’audio. Cependant, les effets intégrés ne sont pas très convaincants. Très classique par son ergonomie, il se rapproche de Samplitude, Sonar, Reaper et Logic. Cependant, il peut être difficile à  utiliser pour un non initié, les principaux concepts de bases de la musique assistée par ordinateur doivent être acquis pour l’exploiter pleinement. De plus en plus vieillissant, il ne possède pas toute la fraîcheur que peut nous apporter Ableton Live et Fruity Loops.

Sonar de Cakewalk/Roland :

Malgré une mauvaise réputation concernant quelques gros dysfonctionnements jusqu’à  la version 8.5, la nouvelle génération de Sonar X1 a l’air un peu plus stable et performante. Grosse « usine à  gaz », tous les éléments les plus important sont mis à  disposition. Sonar a toujours eu comme objectif d’innover dans la façon de travailler, aussi bien dans la création musicale que le mixage. Il possède une console très intuitive, apparentée à  Cubase, Samplitude et Fruity loops. Il est performant pour l’enregistrement, l’édition et la création. Gros inconvénient : il ne fonctionne que sur Windows.

Logic Pro d`Apple :

Ne fonctionnant que sur Mac, il est très utilisé et apprécié pour sa puissance, ses fonctionnalités et son excellent pack d’instruments et d’effets intégrés. En perpétuelle évolution, je le conseille vivement car l’expérience m’a permis de voir que beaucoup de personnes dans la création musicale ont été très satisfait du logiciel. Ce qui m’a le plus impressionné est la prise en main très rapide des plus débutants. Ayant une puissante gestion du time-stretching*, et une sorte « Auto-tune »* intégré, il est idéal pour la retouche de la voix et l’édition audio professionnelle.

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Le time stretching sert à  raccourcir ou allonger la durée et le tempo d’un son en conservant le plus possible la qualité sonore.
L’auto-tune est un logiciel correcteur de voix.

Ableton Live :

Logiciel que j’affectionne particulièrement il a marqué l’histoire dans la façon de voir et de gérer l’utilisation des boucles audio. Il est l’un des précurseurs du time-stretching, aujourd’hui intégré dans quasiment tous les séquenceurs logiciels. Étudié pour le live, il se révèle être tout aussi efficace pour gérer un travail de studio honnête et rapide. Il possède des effets très connus et réputés pour être utilisé notamment par Daft Punk. Il n’est cependant pas trop optimisé pour gérer de l’audio de manière très précise comme nous le propose Pro Tools et Cubase. Cependant, il excelle dans la composition et la création sans perdre de temps.

Reaper de Cockos :

Pour avoir travaillé dessus sur certains projets c’est certainement le logiciel que je conseille le plus aux personnes voulant s’enregistrer ou créer de la musique sans se « prendre trop la tête ». Il est très pratique, léger, démarre sur une clé USB et possède une gestion du time-stretching très efficace et même plus puissant que certains grands concurrents tels que Cubase et Sonar. Malgré le fait que les effets intégrés soient très nombreux, la qualité n’est toujours bien mais Reaper fait son travail et il le fait bien. Il gère l’exportation en MP3 avec le très bon codec LAME. Shareware, on peut l’essayer durant 30 jours, par la suite l’éditeur nous fait confiance sur l’acquisition payante mais en gardant toutes les fonctionnalités non bridées à  vie. Il nous laisse libre de nos actions pour notre plus grande plaisir !

Soundbooth d’Adobe :

Soundbooth n’est pas à  proprement parlé un séquenceur musical et il n’est multipiste que dans sa dernière version (à  savoir la CS5). Il ne gère pas le réseau MIDI et se limite exclusivement au nettoyage du son, par exemple, pour une interview à  diffuser à  la radio. Les Instruments et les effets virtuels ne sont pas très bien gérés. C’est encore un jeune logiciel qui cherche sa place.

B/ Comparaison et utilisation

On peut classer grossièrement les séquenceurs en deux grandes familles:
- les séquenceurs « classiques » : Pro Tools, Samplitude, Cubase/Nuendo, Sonar, Logic et Reaper. C’est à  dire les logiciels ayant une interface quasiment semblable avec un inspecteur permettant de connaître toutes les informations d’une piste (volume, panoramique …) et des tracks défilant de droite à  gauche et dont l’ergonomie n’a gère évoluée depuis les années 80. L’édition et l’enregistrement audio sont pratiques et efficaces.
- les séquenceurs « electro » : Ableton Live, FL Studio (Fruity Loops) et Record/Reason qui ont une approche différente de la création musicale avec une remise en cause de l’efficacité du concept « classique ». Il en existe de très nombreux dont notamment Renoise 2 qui pousse le concept encore plus loin.


Je conseille :

Pour les débutants, je ne conseille absolument pas Cubase et Nuendo à  cause d’une complexité à  réaliser des choses simples ou rien que pour gérer la(les) console(s) de mixage. Son très fameux menu excessivement long fait perdre tout le potentiel et les subtilités du logiciel. De plus, les fonctionnalités d’éditions sont trop nombreuses et complexes en ce qui concerne les codes MIDI, il vaut mieux commencer plus simple. J’aurai donc tendance à  conseiller Reaper pour les utilisateurs de Windows voulant généralement que travailler de l’audio et bidouiller deux ou trois notes et Logic Studio pour les « Mac users » car très utilisé et très populaire.

Pour les personnes déjà  bien aguerris dans la musique assistée par ordinateur, je conseillerai de regarder de plus près Ableton Live pour découvrir toutes ses richesses pour les gens voulant essentiellement composer et Pro Tools pour les plus « scientifique-technique » d’entre vous. Sinon le choix de rester, pour ceux qui peuvent, sur Logic Studio est une très bonne solution.

Attention !

Le cas de Fruity Loops est très particulier, c’est un logiciel ayant beaucoup d’atouts mais malheureusement il y a des contraintes à  connaître. Son système de pattern est excellent pour créer des brouillons quand on a du temps à  perdre dans le train, mais n’est malheureusement pas du tout apte à  un travail de composition précis. Les effets intégrés ne permettent pas réellement un rendu sonore propre ou intéressant, l’édition audio n’est pas directement intégré dans le séquenceur et nécessite l’utilisation d’un plug-in externe (Edison Audio). L’enregistrement audio est donc à  l’heure actuel assez laborieux pour des sessions de studio par exemple. De plus, c’est un logiciel très peu utilisé voire inconnu dans le monde professionnel.

Je n’aime pas particulièrement Reason et Record que je trouve très fermés avec des effets pas toujours très convaincants. Record est très jeune et bénéficie donc de bugs et d’erreurs de traductions parfois douteuses (préférez donc la version anglaise). Il peut être idéal pour découvrir le monde de la MAO mais je trouve l’édition Audio bien trop difficile comparé à  ce que peut nous offrir Ableton Live ou Logic Studio. De plus, l’interface peut vite faire peur avec cet empilement visuel de machines pour les personnes n’ayant pas l’habitude de manipuler du hardware, peut être est-ce un bon moyen de se familiariser avec ce monde là  ?

Pour conclure, je conseille vivement au moins d’utiliser une fois en version de démonstration Logic Studio, Ableton Live, Reaper et Pro Tools. N’hésitez pas (si vous en avez le courage ;) ) de tester Cubase qui est beaucoup utilisé eu Europe.

C/ Vers des séquenceurs expérimentaux

Un séquenceur expérimental a pour définition d’exploiter les progrès en acoustique, synthèse sonore et ergonomie pour proposer une autre façon de créer.

Ohm Studio d’Ohm Force :

Séquenceur très moderne dans la lignée du concept du « Cloud computing », il est disponible uniquement en ligne (connexion Internet par conséquent obligatoire). On peut ainsi travailler un mixage et une composition à  plusieurs simultanément. C’est très intéressant par exemple pour créer des maquettes ou développer des idées de manière collaborative.

IMEASequencer d’IMEA :

Très proche de la philosophie d’Ableton Live il peut en être une solution alternative. C’est un séquenceur destiné au DJ et au Live. Son prix très bas n’altère en rien la mise à  disposition des principales fonctions telles que la composition et le traitement audio qui sont intégrés de manière optimale et très pratique pour perdre le moins de temps possible. La gestion des plug-in est bien pensé pour éviter les plantages récurrents au démarrage. En effet, on les charge manuellement une fois le logiciel démarré.

Usine de Sensomusic :

C’est un séquenceur très connu dans le monde du modulaire, c’est à  dire que’ on peut construire notre propre environnement de travail en connectant des modules disponibles. On peut créer nos propres synthétiseurs virtuels et effets personnalisées de façon ludique. Il a été développé pour répondre à  plusieurs demandes comme le sampling en live, le sound design original, triturer et improviser le son sur scène. Il est beaucoup plus flexible que les séquenceurs classiques.

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Et moi dans tout ça ? Quel séquenceur j’utilise ? En ce moment, je travail beaucoup la composition avec Ableton Live car il permet de mettre   rapidement en application des idées en tête. Son système de rack est très performant pour rechercher et améliorer des effets pour donner une « griffe » sonore à  sa musique. En parallèle, j’ utilise Reaper et Nuendo pour le nettoyage et l’édition de pistes audio car leurs interfaces restent très classiques et donc très pratique pour ce type de travail.

Cette première découverte s’arrête donc ici ! Nous ferons le point sur les instruments matériels et virtuels dans un second article qui suivra très prochainement.

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Récapitulatif du lexique

L`automation consiste à  paramétrer des changements de réglages pendant la lecture.
L`arpégiateur permet de créer une série de notes émises successivement et qui formeraient un accord si elles étaient jouées simultanément.
Les groove machine permettent de créer un rythme avec des sons de batteries (grosse caisse, caisse claire, toms, charley …), on peut aussi y trouver des sons synthétiques.
Hardware est un mot anglais qui fait parti du vocabulaire très utilisé dans la musique assistée par ordinateur, cela signifie une machine matériel donc palpable, réel.
sam
MIDI (Musical Instrument Digital Interface) est un protocole de communication qui permet l`échange de données entre les instruments de musique électronique.
Le time stretching sert à  raccourcir ou allonger la durée et le tempo d’un son en conservant le plus possible la qualité sonore.
L’auto-tune est un logiciel correcteur de voix.

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Choisir son séquenceur musicalPremière rubrique d’un grand dossier à  venir, on commencera dans un   premier temps par poser les bases techniques et fondamentales pour   pouvoir, en toute sécurité, réaliser des compositions solides.

<strong>D-JIA (Nicolas Giannuzzi)</strong>, compositeur et Sound Designer inaugure ce dossier par un premier article qui vous conseillera sur le choix d’un séquenceur musical adapté pour chacun et pour différentes utilisations.

Étant donné que le domaine du son est un monde à  part entière, nous nous initierons petit à  petit aux vocabulaires et à  la logique qui s’y impose. N’ayez donc pas peur de ne pas tout comprendre au début !
<h3>I/ Vers un balbutiement du concept : les séquenceurs matériels</h3>
<h4>A/ Présentation de l`ARP SEQUENCER (1976), culture et histoire</h4>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ARP-SEQUENCER.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-500″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ARP-SEQUENCER.jpg » alt= »" width= »500″ height= »269″ /></a>
Pour illustrer le concept des séquenceurs matériels nous allons nous appuyer sur l`ARP sequencer. Vous pouvez l`expérimenter avec le <a href= »http://www.arturia.com/evolution/en/products/arp2600v/intro.html »>VSTi ARP 2600 V d`Arturia</a>. Cela vous permettra de mieux comprendre et peut-être de trouver de futurs inspirations musicales.

ARP était une ancienne société américaine vendant à  l`époque le très célèbre synthétiseur ARP 2600. L`ARP séquencer étant l’un de ses modules additionnels, il pouvait enchaîner des notes sans clavier. Mais quel pouvait bien être son utilité ? Permettre à  l`instrument de jouer sans musicien ? Tout à  fait.

A cet époque l`automation* n`existait pas réellement (sur console de mixage et synthétiseur) et il était donc très difficile de gérer un enregistrement et un mixage studio. Pour combler ce manque, des petites astuces ont vu le jour comme par exemple nos fameux séquenceurs matériels pouvant contrôler ainsi n`importe quelle fonction d’un synthétiseur (filtre, oscillateur, notes …) sans interventions permanentes. Vous pouvez voir un exemple sur cette vidéo de démonstration :<em><a href= »http://www.youtube.com/watch?v=fNilC1WD4Nk »>Voir la vidéo</a></em>

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• <strong><em>L`automation</em></strong> consiste à  paramétrer des changements de réglages pendant la lecture.
<h4>B/ Philosophie et utilisation</h4>
Un séquenceur sert à  créer des séquences, c`est à  dire qu`il est capable de mémoriser puis de rejouer des instructions. Si on règle le séquenceur sur la fréquences des notes cela créera une petite mélodie de manière cyclique.

<span style= »color: #ff0000; »><strong>N’oubliez pas de baisser le volume.</strong></span>

Voyons maintenant cette machine de plus près. Nous allons étudier la partie en bleu car pour comprendre l’essence et la philosophie des séquenceurs logiciels, et tout particulièrement celle de Fruity Loops, il est intéressant d`avoir en tête les quelques notions ci-dessous.

<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ARP-SEQUENCER-VSTi.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-501″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ARP-SEQUENCER-VSTi.jpg » alt= »" width= »565″ height= »231″ /></a>

Pour rester simple, il y a deux éléments importants : <strong>la hauteur de la note</strong> qui est gérer ici par les tirettes verticales bleues et blanches et <strong>la durée de la note</strong> représentée par les points rouges en bas qui défilent en fonction du temps, chaque point rouge représente une note jouée. Par conséquent, l’ensemble des points rouges représentent notre boucle mélodique. Il y a donc un rapport entre le temps et les notes.

On peut rapprocher ce procédé aux arpégiateurs* et aux groove machine*. Des séquenceurs matériels modernes existent comme <a href= »http://www.future-retro.com/orboverview.html »>l’ORB Sequencer</a> et le <a href= »http://www.doepfer.de/Dark_Time_e.htm »>Doepfer Dark Time</a> qui permettent d’autres possibilités d’éditions.

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• <strong><em>L`arpégiateur</em></strong> permet de créer une série de notes émises successivement et qui formeraient un accord si elles étaient jouées simultanément.
• <strong><em>Les groove machine</em></strong> permettent de créer un rythme avec   des sons de batteries (grosse caisse, caisse claire, toms, charley …),   on peut aussi y trouver des sons synthétiques.
<h3>II/ L`arrivé de l`informatique : les premiers séquenceurs logiciels</h3>
<h4>A/ Les premiers séquenceurs logiciels piliers, histoire et ergonomie</h4>
L`arrivé de l`informatique a permis très rapidement l`évolution de la communication entre les machines. Des logiciels tels que Cubase ou Logic contrôlaient les synthétiseurs comme faisais les séquenceurs matériels.

<strong>Cubase 1.0 (1989):</strong>

<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/cubase1.l.gif »><img class= »aligncenter size-full wp-image-504″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/cubase1.l.gif » alt= »" width= »484″ height= »273″ /></a>

On peut voir une interface de « piano roll », aujourd’hui très classique mais redoutablement efficace. Tout comme l’ARP SEQUENCER, la hauteur de la note est gérée verticalement et le déroulement du temps est disposé horizontalement. On a une édition très précise de chaque caractéristique, comme la longueur de la note ou la puissance de la frappe. Les rectangles affichés sont des informations mémorisées qui seront envoyées dans le synthétiseur. Par la suite ces signaux seront analysés et exécutés par ce dernier .

<strong>Logic 1.5 (1993) :</strong>

<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/logic1.gif »><img class= »aligncenter size-full wp-image-506″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/logic1.gif » alt= »" width= »484″ height= »250″ /></a>

En haut à  gauche on peut voir les célèbres outils d’éditions tels que les ciseaux, le rectangle de sélection ou encore la gomme. Juste en haut se trouve la barre de contrôle permettant le retour en arrière, en avant, la lecture et l’enregistrement. Ces quelques fonctions sont très basiques et sont fondamentales dans les séquenceurs logiciels actuels. La notion de « multipiste » se retrouvent ici avec la possibilité d’empiler des informations verticalement pour que l’ordinateur puisse gérer plusieurs instruments à  la fois, c’est un peu comme un chef d’orchestres et ses musiciens.
<h4>B/ Avantages face aux séquenceurs matériels</h4>
Les avantages sont nombreux, force est de constater qu’aujourd’hui la musique se fait de plus en plus par l’intermédiaire d’un ordinateur. Nous utilisons donc de plus en plus des séquenceurs logiciels au délaissement des hardwares*. Dans un premier temps, le facteur du prix est un avantage considérable car pour quelques euros voire même gratuitement nous pouvons gérer un réseau pour communiquer entre les machines. Ensuite, le côté pratique puisqu’un ordinateur est généralement moins fragile et demande moins d’entretien.

Par ailleurs, c’est une technologie en constante évolution avec un moyen de création plus rapide et efficace. On a aussi la possibilité sur certains séquenceurs logiciels d’enregistrer de l’audio et de l’éditer.

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• <strong><em>Hardware</em></strong> est un mot anglais qui fait parti du   vocabulaire très utilisé dans la musique assistée par ordinateur, cela   signifie une machine matériel donc palpable, réel.
<h3>III/ Aujourd`hui la guerre des séquenceurs logiciels, toujours à  la pointe de la modernité</h3>
<h4>A/ Présentation des séquenceurs les plus connus et utilisés</h4>
<a href= »http://www.avid.com/fr/products/family/pro-tools »><strong>Pro Tools d`Avid : </strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/pro-tools.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-510″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/pro-tools.jpg » alt= »" width= »400″ height= »240″ /></a>
Pro Tools est très certainement le séquenceur logiciel le plus populaire, se trouvant dans quasiment tous les studios de musique professionnel il est devenu un modèle du genre. Il est l’un des grands incontournables à  savoir utiliser. Il est reconnu depuis longtemps avec son ergonomie efficace et sa précision dans l’édition audio. De plus, la nouvelle version 9 libère enfin de la fameuse contrainte d’utiliser obligatoirement un matériel Digidesign/Avid/M-Audio. Il est donc à  tester pour toutes les personnes cherchant un séquenceur.

<a href= »http://www.samplitude.com/fr/ »><strong>Samplitude de Magix : </strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/samplitude.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-511″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/samplitude.jpg » alt= »" width= »400″ height= »282″ /></a>

Samplitude est un séquenceur unique. Grâce à  l’expérience et aux années de maturité, de nombreux concepts ont pu être mis en avant. Par exemple la possibilité d’appliquer des effets destructifs et non destructifs et son « objet audio » : chaque sample audio possède son éditeur permettant ainsi de modifier le son, cela peut être un bon moyen de réaliser des loops*. Très complet, on peut aisément travailler une partition, un mixage*, un mastering* et même la création d’un CD/DVD.

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• <strong><em>Les loops</em></strong> sont des boucles sonores qui peuvent se répéter à  l’infinie.
• <strong><em>Le mixage</em></strong> consiste à  mélanger un certain nombre de sources sonores différentes pour parvenir à  un résultat harmonisé.
• <strong><em>Le mastering</em></strong> sert à  rendre homogène toutes les chansons dans un album.

<a href= »http://www.propellerheads.se/ »><strong>Record/Reason de Propellerhead : </strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/reason.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-512″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/reason.jpg » alt= »" width= »400″ height= »243″ /></a>
Séquenceur très apprécié mais détesté pour d’autres, sa principale force (qui est aussi sa faiblesse) est le fait qu’il ne marche qu’en autarcie. On ne peut pas envoyer d’informations (c’est pourtant l’essence même d’un séquenceur …) et on ne peut pas enregistrer d’instruments externes (seulement dans sa version « Record », mais cela reste tout de même assez limité). Il ne gère pas non plus de plug-in d’effets et d’instruments virtuels. Il est par conséquent très stable et peu gourmand comparé à  ses concurrents. L’éditeur MIDI* n’est pas très évolué et reste très simple, pas toujours pratique mais accessible pour tout le monde. Connu pour être utilisé par de nombreux producteurs et DJ, il est efficace pour développer ses idées et peut être un bon ami pour s’initier dans le monde de la synthèse sonore. Ne comptez surtout pas réaliser un mixage ou un mastering professionnel, il n’est pas du tout dédié à  cela.

<a href= »http://flstudio.image-line.com/ »><strong>Fruity Loops d` Image Line :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/FLstudio.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-513″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/FLstudio.jpg » alt= »" width= »400″ height= »311″ /></a>
Très utilisé, c’est un logiciel populaire exploité pour la création de musiques en majorité « électronique ». Malgré une interface pas toujours très intuitive, il reste rapide pour créer une base musicale solide. Allant à  l’essentiel, la console de mixage est efficace. Il possède un grand nombre d’effets et d’instruments virtuels intéressants (synthèse additif, soustractif, FM), dommage que la qualité sonore ne soit pas à  la hauteur. A cause de son look un peu extraverti et de sa complexité à  réaliser des tâches simples avec de l’audio, il reste un logiciel seulement utilisé par des amateurs et des passionnés.

<a href= »http://www.steinberg.fr/#/cubase6″><strong>Cubase/Nuendo de Steinberg :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/cubase.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-514″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/cubase.jpg » alt= »" width= »400″ height= »237″ /></a>
Grand nom parmi les séquenceurs, il reste un logiciel très conseillé et utilisé surtout en Europe. Maître dans la gestion du MIDI, il est tout aussi efficace dans l’audio. Cependant, les effets intégrés ne sont pas très convaincants. Très classique par son ergonomie, il se rapproche de Samplitude, Sonar, Reaper et Logic. Cependant, il peut être difficile à  utiliser pour un non initié, les principaux concepts de bases de la musique assistée par ordinateur doivent être acquis pour l’exploiter pleinement. De plus en plus vieillissant, il ne possède pas toute la fraîcheur que peut nous apporter Ableton Live et Fruity Loops.

<a href= »http://www.cakewalk.com/Products/SONAR/ »><strong>Sonar de Cakewalk/Roland :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/sonar.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-519″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/sonar.jpg » alt= »" width= »400″ height= »241″ /></a>
Malgré une mauvaise réputation concernant quelques gros dysfonctionnements jusqu’à  la version 8.5, la nouvelle génération de Sonar X1 a l’air un peu plus stable et performante. Grosse « usine à  gaz », tous les éléments les plus important sont mis à  disposition. Sonar a toujours eu comme objectif d’innover dans la façon de travailler, aussi bien dans la création musicale que le mixage. Il possède une console très intuitive, apparentée à  Cubase, Samplitude et Fruity loops. Il est performant pour l’enregistrement, l’édition et la création. Gros inconvénient : il ne fonctionne que sur Windows.

<a href= »http://www.apple.com/fr/logicstudio/ »><strong>Logic Pro d`Apple :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/logic-pro.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-520″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/logic-pro.jpg » alt= »" width= »400″ height= »295″ /></a>
Ne fonctionnant que sur Mac, il est très utilisé et apprécié pour sa puissance, ses fonctionnalités et son excellent pack d’instruments et d’effets intégrés. En perpétuel évolution, je le conseille vivement car l’expérience m’a permis de voir que beaucoup de personnes dans la création musicale ont été très satisfait du logiciel. Ce qui m’a le plus impressionné est la prise en main très rapide des plus débutants. Ayant une puissante gestion du time-stretching*, et une sorte « Auto-tune »* intégré, il est idéal pour la retouche de la voix et l’édition audio professionnel.

<a href= »http://www.ableton.com/ »><strong>Ableton Live :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ableton-live.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-521″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/ableton-live.jpg » alt= »" width= »400″ height= »273″ /></a>
Logiciel que j’affectionne particulièrement il a marqué l’histoire dans la façon de voir et de gérer l’utilisation des boucles audio. Il est l’un des précurseurs du time-stretching, aujourd’hui intégré dans quasiment tous les séquenceurs logiciels. Étudié pour le live, il se révèle être tout aussi efficace pour gérer un travail de studio honnête et rapide. Il possède des effets très connus et réputés pour être utilisé notamment par Daft Punk. Il n’est cependant pas trop optimisé pour gérer de l’audio de manière très précise comme nous le propose Pro Tools et Cubase. Cependant, il excelle dans la composition et la création sans perdre de temps.

<a href= »http://www.reaper.fm/ »><strong>Reaper de Cockos :</strong></a>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/reaper.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-522″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2010/12/reaper.jpg » alt= »" width= »400″ height= »241″ /></a>
Pour avoir travaillé dessus sur certains projets c’est certainement le logiciel que je conseille le plus aux personnes voulant s’enregistrer ou créer de la musique sans se « prendre trop la tête ». Il est très pratique, léger, démarre sur une clé USB et possède une gestion du time-stretching très efficace et même plus puissant que certains grands concurrents tels que Cubase et Sonar. Malgré le fait que les effets intégrés soient très nombreux, la qualité n’est toujours bien mais Reaper fait son travail et il le fait bien. Il gère l’exportation en MP3 avec le très bon codec LAME. Shareware, on peut l’essayer durant 30 jours, par la suite l’éditeur nous fait confiance sur l’acquisition payante mais en gardant toutes les fonctionnalités non bridées à  vie. Il nous laisse libre de nos actions pour notre plus grande plaisir !

<a href= »http://www.reaper.fm/ »><strong>Soundbooth d’Adobe :</strong></a>

Soundbooth n’est pas à  proprement parlé un séquenceur musical et il n’est multipiste que dans sa dernière version (à  savoir la CS5). Il ne gère pas le réseau MIDI et se limite exclusivement au nettoyage du son, par exemple, pour une interview à  diffuser à  la radio. Les Instruments et les effets virtuels ne sont pas très bien gérés.
<h3>B/ Comparaison et utilisation</h3>
Pour la plupart nous utilisons les logiciels que notre entourage nous conseille, pourtant ce n’est pas toujours la bonne solution. Choisir son séquenceur n’est pas facile. Avec du recul, j’ai pu constaté que c’est un peu comme appartenir à  un groupe, comme choisir un style de musique où on est à  l’aise. A chacun sa vision de la MAO, à  chacun son niveau, à  chacun son séquenceur et sa personnalité. L’utilisation que nous en faisons est très différente selon les personnes. Certains vont préférer se focaliser sur la création musicale et confier le travail technique. Et d’autres vont préférer être plus technique et pourquoi pas les deux ?! C’est par cette problématique que nous ferons le tri pour bien choisir son séquenceur.

On peut classer grossièrement les séquenceurs en deux grande familles:
- les séquenceurs « <strong>classiques</strong> » : Pro Tools, Samplitude, Cubase/Nuendo, Sonar, Logic et Reaper. C’est à  dire les logiciels ayant une interface quasiment semblable avec un inspecteur permettant de connaître toutes les informations d’une piste (volume, panoramique …) et des tracks défilant de droite à  gauche et dont l’ergonomie n’a gère évolué depuis les années 80. L’édition et l’enregistrement audio est pratique et efficace.
- les séquenceurs « <strong>electro</strong> » : Ableton Live, FL Studio (Fruity Loops) et Record/Reason qui ont une approche différente de la création musicale avec une remise en cause de l’efficacité du concept « classique ». Il en existe de très nombreux dont notamment Renoise 2 qui pousse le concept encore plus loin.

<strong>
<span style= »text-decoration: underline; »>Je conseille</span> :</strong>

Pour les <em><strong>débutants</strong></em>, je ne conseille absolument pas Cubase et Nuendo à  cause de sa complexité pour réaliser des choses simples ou rien que pour gérer la(les) console(s) de mixage. Son très fameux menu excessivement long fait perdre tout le potentiel et les subtilités du logiciel. De plus, les fonctionnalités d’éditions sont trop nombreuses et complexes en ce qui concerne les codes MIDI, il vaut mieux commencer plus simple. J’aurai donc tendance à  conseiller <strong>Reaper</strong> pour les utilisateurs de Windows voulant généralement que travailler de l’audio et bidouiller deux ou trois notes et <strong>Logic Studio</strong> pour les « Mac users » car très utilisé et très populaire.

Pour les personnes déjà  <em><strong>bien aguerris</strong></em> dans la musique assistée par ordinateur, je conseillerai de regarder de plus près <strong>Ableton Live</strong> pour découvrir toutes ses richesses pour les gens voulant essentiellement composer et <strong>Pro Tools</strong> pour les plus « scientifique-technique » d’entre vous. Sinon le choix de rester, pour ceux qui peuvent, sur <strong>Logic Studio</strong> est une très bonne solution.

<strong><span style= »text-decoration: underline; »>Attention !</span></strong>

Le cas de <strong>Fruity Loops</strong> est très particulier, c’est un logiciel ayant beaucoup d’atouts mais malheureusement il y a des contraintes à  connaître. Son système de pattern est excellent pour créer des brouillons quand on a du temps à  perdre dans le train, mais n’est malheureusement pas du tout apte à  un travail de composition précis. Les effets intégrés ne permettent pas réellement un rendu sonore propre ou interessant, l’édition audio n’est pas directement intégré dans le séquenceur et nécessite l’utilisation d’un plug-in externe (Edison Audio). L’enregistrement audio est donc à  l’heure actuel assez laborieux pour des sessions de Studio par exemple. De plus, c’est un logiciel très peu utilisé voire inconnu dans le monde professionnel.

Je n’aime pas particulièrement <strong>Reason</strong> et <strong>Record</strong> que je trouve très fermé avec des effets pas toujours très convaincants. Record est très jeune et bénéficie donc de bugs et d’erreurs de traductions parfois douteuses (préférez donc la version anglaise). Il peut être idéal pour découvrir le monde de la MAO mais je trouve l’édition Audio et MIDI bien trop difficile comparé à  ce que peut nous offrir Ableton Live ou Logic Studio. De plus, l’interface peut vite faire peur avec cet empilement visuel de machines pour les personnes n’ayant pas l’habitude de manipuler du hardware, peut être est-ce un bon moyen de se familiariser avec ce monde là  ?

Pour conclure, je conseille vivement au moins d’utiliser une fois en version de démonstration Logic Studio, Ableton Live, Reaper et Pro Tools. N’hésitez pas (si vous en avez le courage ;) ) de tester Cubase qui est beaucoup utilisé eu Europe.
<h4>C/ Vers des séquenceurs expérimentaux</h4>
<strong>Ohm Studio d’Ohm Force :</strong>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/ohm-studio.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-526″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/ohm-studio.jpg » alt= »" width= »400″ height= »300″ /></a>
Séquenceur très moderne dans la lignée du concept du <strong><em> »Cloud computing »</em></strong>, il est disponible uniquement en ligne (connexion Internet par conséquent obligatoire). On peut ainsi travailler un mixage et une composition à  plusieurs simultanément. C’est très intéressant par exemple pour créer des maquettes ou développer des idées de manière collaborative.

<strong>IMEASequencer d’IMEA :</strong>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/IMEA-sequencer.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-527″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/IMEA-sequencer.jpg » alt= »" width= »400″ height= »196″ /></a>
Très proche de la philosophie d’Ableton Live il peut en être une solution alternative. C’est un séquenceur destiné <strong><em>au DJ et au Live</em></strong>. Son prix très bas n’altère en rien la mise à  disposition des principales fonctions telles que la composition et le traitement audio qui sont intégrés de manière optimale et très pratique pour perdre le moins de temps possible. La gestion des plug-in est bien pensé pour éviter les plantages récurrents au démarrage. En effet, on les charge manuellement une fois le logiciel démarré.

<strong>Usine de Sensomusic :</strong>
<a href= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/usine-sensomusic.jpg »><img class= »aligncenter size-full wp-image-528″ src= »http://fr.livingtuts.com/wp-content/uploads/2011/01/usine-sensomusic.jpg » alt= »" width= »400″ height= »310″ /></a>
C’est un séquenceur très connu dans le monde du <strong><em>modulaire</em></strong>, c’est à  dire que’ on peut construire notre propre environnement de travail en connectant des modules disponibles. Il a été développé pour répondre à  plusieurs demandes comme le sampling en live, le sound design original, triturer le son sur scène et improviser. Il est beaucoup plus flexible que les séquenceurs classiques.

___________________________________________________________

Cette première découverte s’arrête donc ici et nous ferons le point sur les instruments matériels et virtuels dans un second article qui suivra très prochainement. La suite dans deux semaines :) , stay tuned ! Si vous avez des questions ou des avis, n’hésitez pas bien sur à  les poster, tout est bon à  prendre!

___________________________________________________________

<strong>Lexique</strong>

• <strong><em>L`automation</em></strong> consiste à  paramétrer des changements de réglages pendant la lecture.
• <strong><em>L`arpégiateur</em></strong> permet de créer une série de notes émises successivement et qui formeraient un accord si elles étaient jouées simultanément.
• <strong><em>Les groove machine</em></strong> permettent de créer un rythme avec des sons de batteries (grosse caisse, caisse claire, toms, charley …), on peut aussi y trouver des sons synthétiques.
• <strong><em>Hardware</em></strong> est un mot anglais qui fait parti du vocabulaire très utilisé dans la musique assistée par ordinateur, cela signifie une machine matériel donc palpable, réel.
sam
• <strong><em>MIDI</em></strong> (Musical Instrument Digital Interface) est un protocole de communication qui permet l`échange de données entre les instruments de musique électronique.
• <strong><em>Le time stretching</em></strong> sert à  raccourcir ou allonger la durée et le tempo d’un son en conservant le plus possible la qualité sonore.
• <strong><em>L’auto-tune</em></strong> est un logiciel correcteur de voix.

14 Comments to “Choisir son séquenceur musical”

  • Étonnant de voir un tuto de ce genre sur livingtuts mais c’est une agréable surprise ! Je fait moi même un peu de musique pour le plaisir et ce tuto m’a éclairé sur certains points :) ! Perso je suis sur Studio one qui est une version de Cubase livré avec une carte son externe « audio box de presonus » avant j’étais sur Ableton Live mais j’ai des problèmes de lenteur avec ce logiciel. Bref merci pour l’article !

    j’en profite pour vous filer un petit lien vers ma page YouTube histoire de :
    http://www.youtube.com/user/1Waym?feature=mhum

  • Un article très complet et efficace !

  • Super! En plus d’être graphiste je suis musicien depuis tout gamin, mais je viens seulement de me mettre aux séquenceurs (je commence avec fruity loops), un article comme ça est très enrichissant merci beaucoup. Et même s’il est surprenant de voir un article comme ça ici, il n’est pas si rare que ça que le graphisme soit confronté au son.

    • C’est vrai qu’un designer d’interaction, flasheur (ou autre) peut très bien être amené à bosser avec du son … et c’est effectivement un plus de le maîtriser un peu :)

      Très content que le tutoriel plaise en tout cas ! La suite bientôt.

  • Article fort intéressant et de très bonne qualités , jamais déçu par Livingtuts !!

  • Un article complet qui rassemble le top de la MAO! C’est plaisant à lire qui plus est! Cerise sur le gateau, vos choix personnels correspondent en grande partie aux miens, que demander de plus!!

  • [...] instruments virtuels Illustration 3d isométrique : bases et techniques avancées Choisir son séquenceur musical Créer un site d’entreprise de A à Z 1/3 : Réflexion & Webdesign Photoshop Tips#1 [...]

  • Très bon article en effet !
    J’aurais aimé avoir des précisions sur la façon d’utiliser ces logiciels. L’article nous donne des remarques sur l’accessibilité de ces outils MAO pour les novices mais ne précise pas vraiment si les tutoriels pour apprendre à les utiliser existent et quel niveau de pédagogie ils ont. J’aimerais débuter avec un de ces logiciels (mon choix se porterait sur ableton à priori) mais je ne veux pas une fois devant mon écran être perdu parce que je ne comprends rien ou ramer pendant des heures pour l’utiliser. Ces outils sont t’ils accompagnés d’un tutoriel du genre ableton pour les nuls avec exemples vidéos ? Je suis musicien de longue date alors les connaissances musicales (et les idées) je les ai c’est la technique qui me manque.

    • Non je ne pense pas faire des tutos qui apprennent à maitriser un logiciel, il y a déjà de nombreuses formations en ligne payantes et gratuites (et DVD) qui jouent ce rôle à merveille.

      Je comprends tout à fait la peur de se retrouver démuni. Je ne conseillerai pas Pro Tools dans un premier temps, je t’oriente plus vers Ableton Live et Logic, (ou pourquoi pas GarageBand pour une première immersion !). Tu peux essayer des démos avant de te lancer. Il y a aussi Reaper qui est un peu à l’image de cubase/nuendo, léger, plus accessible et maintenant multi-plateforme.
      Ableton Live a au premier lancement un mini tuto qui explique les fonctionnalités, c’est sympa.

      Manquer la technique d’un logiciel c’est une chose mais il faut aussi être au point avec la maîtrise d’un système d’exploitation informatique (arborescence, gestion de la consommation, drivers …).

  • tres bon article,dommage que vous ne parliez pas d’acid music studio,et du fait que protools ne prend pas en charge les plugins Vst.

  • Globalement bon article pour avoir un premier aperçu sur le monde de la MAO, cependant certains points m’ont dérangés. Notamment l’affirmation selon la quelle FL Studio/Fruity Loops (Qui vient tout juste de sortir sa version 11 soit dit en passant) ne serait utilisé que par des amateurs ou des passionnés. Certes c’est un séquenceur beaucoup plus axé production qu’ ingé son (En effet je ne pense pas un jour le croiser dans un studio de MIXAGE professionnel) mais il est pourtant largement utilisé par des grands, voir très grands artistes, dans le domaine de la musique éléctronique ou du hip hop (Deadmau5, Madeon, Arty, Daft Punk (oui, oui eux même et j’ai des preuves), Feed Me, et j’en passe beaucoup…). Quant au fait que la qualité sonore ne soit pas présente, c’est une absurdité. Il suffit d’écouter les morceaux de Deaumau5, de Madeon ou Derrezed des Daft Punk (Ce morceau a bel et bien, du moins en partie,été produit dans FL Studio, pour se rendre compte que la qualité sonore est aussi bonne qu’un Logic ou qu’un Cubase. En fait, ce bruit qui court comme quoi FL ne serait qu’un logiciel semi pro n’est qu’une vieille rumeur dont la source est sans doute les retards techniques qu’avaient accumulés les anciennes versions du logiciel comparées au séquenceurs avancées de l’époque. Mais aujourd’hui le logiciel a largement rattrapé son retard et est une formidable plateforme de production (principalement pour les productions éléctroniques actuelles, j’entends bien) aussi puissante qu’un Ableton Live ou qu’un Logic Pro si l’utilisateur sait bien s’en servir.

    Je précise que, non je ne suis pas employé d’Image Line, d’ailleurs, moi qui produit sur Mac, je n’ai jamais touché a FL Studio vu qu’il ne tourne que sous Windows. Je n’ai pu que constater la puissance de ce séquenceur et son aptitude a en faire sortir des morceaux incroyablement bien produits en écoutant les morceaux de Madeon ou certains morceaux de Deadmau5.

    Sinon, pas grand chose d’autre à dire sur l’article, les termes un peu techniques sont résumés de manière simple et claire. Très bien pour se faire une première idée de ce qui ce passe dans ce petit monde fascinant qu’est la production musicale ;)

  • Je rajouterais Tracktion qui est pas mal pour les débutants avec de très nombreux effets embarqués, certains de qualité excellente.

  • Salut je pense que tu as oublier un séquenceur qui vaux vraiment le coup, RENOISE, bien plus évoluer niveaux sidechain que tout les autre séquenceurs que tu cite et bien mieux niveaux budget. Richard Devine, venetian snare, dj hidden et d’autre compose avec ….
    Facile a prendre en main pour les ancien et pour les débutant après quelque heure un régal. Moi je conseil Reaper et Renoise , ableton pour ceux qui on le budget.

    http://www.renoise.com

  • dommage pas un séquenceur Hardware (recent »)
    Sinon je confirme que Logic audio c’est le Top
    (on peut le trouvé sur PC avant rachat par mac)
    il est important de faire la dif entre un séquenceur orienté Live (reason, live etc)
    et un séquenceur orienté compo (Pro tool, cubase logic )

    Perso je ne joue que sur machine uniquement, (orientation massivement live )

    contrairement à une idée reçu sa ne revient pas plus cher qu’un Portable + carte son + SSD + logiciel + surface de contrôle de qualité
    ( 2500 euro dans les deux cas pour avoir du matos potable )
    les machine on bien baissé leur tarifes

    c’est un choix,
    les machine demande un temps d’apprentissage plus ou moins long, ensuite
    c’est bien plus intuitif que le pc et la composition et bien plus rapide
    et du coup on joue plus, on compose plus.
    avec un PC on peut tiré de très bonne sonorité, le problème sa prend juste bien trop de temps, avec une machine sa sonne directe sans s »arraché les cheveux de la tête
    ( le PC je supporte plus de faire de la music sur cette usine a gaz)
    cubasse me provoque de l’urticaire
    Souris PC-MAC-Amiga bannie du homme studio

    cordialement

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